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Les projections des modèles climatiques ne reflètent pas les températures réelles

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Les modèles réchauffent deux fois plus vite que les satellites et les ballons-sondes.

Satellites, ballons-sondes et stations au sol mesurent un réchauffement inférieur de moitié à celui que prédisent les modèles CMIP6. Aucune projection ne correspond aux observations.

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Depuis leur création, les modèles climatiques ont systématiquement prédit des températures plus élevées que celles réellement mesurées. Des recherches récentes confirment que la génération actuelle de modèles, le projet d’intercomparaison des modèles couplés phase 6 (CMIP6), continue de prévoir des températures trop élevées.59

Les données du monde réel, recueillies à partir de trois types d’instruments indépendants (satellites, ballons météorologiques et stations au sol), montrent que le taux réel de réchauffement est modéré et inférieur à la moitié des taux prévus par les modèles (voir la figure 2.1).60

Températures atmosphériques globales de 1979 à 2022 : la médiane des modèles CMIP6 en rouge grimpe deux fois plus vite que les mesures par satellites, ballons et réanalyses de surface

Figure 2.1 : Comparaison des tendances du réchauffement de 1979 à 2022 entre les modèles climatiques CMIP6 (médiane de tous les modèles, en rouge) et la moyenne des mesures par satellites (vert), par ballons radiosondes (bleu) et par réanalyse des températures de surface (orange). La ligne rouge montre un taux de réchauffement presque deux fois supérieur aux mesures réelles en 2022. Graphique du Dr John Christy.

Le fait que chaque modèle surestime le réchauffement actuel et la tendance récente suggère :

  • a) que les hypothèses des modèles sur la sensibilité du climat aux augmentations de CO2 surestiment l’impact du CO2 sur les températures, et/ou
  • b) que des facteurs autres que le CO2, non pris en compte par les modèles, jouent un rôle plus important dans la température que ce que supposent les scientifiques du GIEC.

Points clés

  • Les modèles climatiques prévoient invariablement des températures plus élevées que celles réellement observées.
  • Les données des satellites, des ballons-sondes et des stations au sol montrent un taux de réchauffement inférieur de moitié à celui prédit par les modèles.
  • Aucune projection de modèle climatique ne correspond aux observations réelles.

Et pour le Québec ?

Le scénario catastrophe qui alimente encore les manchettes québécoises est tiré de ces mêmes modèles « chauds ». Voir La fin du RCP 8.5.

Références

  1. Zeke Hausfather, Kate Marvel, Gavin A. Schmidt, John W. Nielsen-Gammon et Mark Zelinka, Climate simulations: recognize the ’hot model’ problem, Nature 605, p. 26-29, 2022, https://www.nature.com/articles/d41586-022-01192-2; Paul Voosen, U.N. climate panel confronts implausibly hot forecasts of future warming, Science, 27 juillet 2021, https://www.science.org/content/article/un-climate-panel-confronts-implausibly-hot-forecasts-future-warming
  2. J. R. Christy et R. T. McNider, Satellite bulk tropospheric temperatures as a metric for climate sensitivity, Asia-Pacific Journal of Atmospheric Science 53, p. 511-518, 2017, https://doi.org/10.1007/s13143-017-0070-z; témoignage de John R. Christy, Université de l’Alabama à Huntsville, devant le comité de la Chambre des représentants des États-Unis sur les sciences, l’espace et la technologie, 2 février 2016, https://www.nsstc.uah.edu/aosc/testimonials/ChristyJR_Written_160202.pdf

Ce sujet tient en deux pages dans le livre, sources et figures comprises.

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