Plus de CO2 signifie plus de nourriture
+41 à 77 %
300 ppm de CO2 de plus, c’est de 41 % à 77 % de biomasse en plus dans nos cultures.
Les rendements du maïs, du blé et du soya grimpent avec le CO2, les stocks de céréales battent des records et les serriculteurs poussent leur CO2 à 1 000 ppm. 300 ppm de plus, c’est de 41 % à 77 % de biomasse en plus.
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Des niveaux plus élevés de CO2 améliorent la photosynthèse et, en général, l’utilisation de l’eau par les plantes. L’augmentation du CO2 a donc été un véritable atout pour la production agricole. La figure 5.1 montre l’augmentation des rendements du maïs, du blé et du soya entre 1866 et 2021, dans un monde où le CO2 augmente progressivement.

Figure 5.1 : Augmentation des rendements du maïs, du blé et du soja de 1866 à 2021 par rapport à l’augmentation des niveaux de CO2. Source : CO2 Coalition.
La figure 5.2 montre l’augmentation de la production céréalière et des stocks mondiaux.

Figure 5.2 : Augmentation des stocks de production céréalière de 2013 à 2024. Source : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, « Situation alimentaire mondiale », 9 juillet 2021.
Sans surprise, les producteurs en serre augmentent systématiquement le CO2 de leurs serres à 1 000 ppm ou plus. Un site du gouvernement de l’Ontario l’explique : « Des concentrations plus élevées de CO2 augmentent la productivité en améliorant la croissance et la vigueur des plantes de diverses manières : floraison plus précoce, rendements plus élevés en fruits, réduction de l’avortement des bourgeons chez les roses, meilleure résistance des tiges et taille des fleurs améliorée, meilleure croissance des racines et meilleure absorption des nutriments. »104
De plus, à mesure que le CO2 augmente, les plantes utilisent l’eau plus efficacement. La face inférieure des feuilles porte de petites ouvertures, les stomates, qui absorbent le CO2 nécessaire à la photosynthèse. Quand les stomates sont ouverts, la plante perd de la vapeur d’eau par transpiration. Avec plus de CO2 disponible, les plantes n’ont pas besoin de garder leurs stomates ouverts aussi longtemps et perdent donc moins d’eau. Ainsi, non seulement des niveaux plus élevés de CO2 augmentent la croissance des plantes, et les revenus des agriculteurs, de 40 à 77 % ou plus (voir la figure 5.3), mais ils rendent aussi les plantes plus résistantes à la sécheresse.105

Figure 5.3 : Augmentation de la croissance des plantes causée par une augmentation de 300 ppm de CO2. Source : CO2 Coalition.
Points clés
- L’augmentation du CO2 atmosphérique a été bénéfique pour la vie végétale en général, et surtout pour les agriculteurs qui nourrissent huit milliards de personnes : les rendements du maïs, du riz, du soya et du blé, quatre cultures clés pour l’humanité, ont augmenté avec le CO2.
- Malgré la soi-disant « urgence climatique », les stocks de céréales ont aussi augmenté de manière considérable.
- Des études montrent que les rendements des cultures de base augmenteraient de 41 % à 77 % avec 300 ppm de CO2 supplémentaires, avec d’importants bénéfices financiers pour les agriculteurs et des réserves alimentaires pour l’humanité.
Et pour le Québec ?
Les serriculteurs québécois le savent déjà : ils injectent du CO2 pour faire pousser leurs tomates. Voir Le CO2 n’est pas un poison.
Références
- Gouvernement de l’Ontario, Dioxyde de carbone supplémentaire dans les serres Supplemental carbon dioxide in greenhouses, décembre 2002, https://www.ontario.ca/page/supplemental-carbon-dioxide-greenhouses
- CO2 Coalition, CO2 growth means more plant growth, 2024, https://co2coalition.org/facts/more-co2-means-more-plant-growth/
Ce sujet tient en deux pages dans le livre, sources et figures comprises.
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