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Températures océaniques

Hétérogènes

Les températures océaniques varient énormément d’une région à l’autre. Pas de hausse uniforme.

Les militants climatiques et les grands médias affirment souvent que les températures océaniques globales ont considérablement augmenté en raison des changements climatiques, citant les températures record de 2023 pour étayer leurs affirmations.

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La température des océans est le facteur dominant de la température globale de la Terre, car ils couvrent environ 71 % de la surface de la planète et possèdent une capacité thermique bien supérieure à celle de l’atmosphère. En effet, les océans du monde agissent comme un thermostat global qui régule les variations de température sur Terre.4

Depuis 1880, la température globale des océans a progressivement augmenté, ce qui indique une lente tendance au réchauffement au cours du siècle dernier. Au cours de cette période, la température moyenne de surface des océans a augmenté d’environ 0,7 °C par rapport à la moyenne de la fin du 19e siècle (de 1880 à 1900), comme le montre la figure 1.

La figure 1 montre que le début du réchauffement progressif des océans est en corrélation avec la fin du petit âge glaciaire, une période de refroidissement global qui s’est étendue approximativement de 1400 à 1900.5 Après la fin de celui-ci, on pouvait s’attendre à un rebond naturel des températures océaniques par le biais d’un réchauffement lent .

Outre ce réchauffement progressif, on sait que les phénomènes El Niño d’origine naturelle dans l’océan Pacifique provoquent des hausses de la température des eaux océaniques. Ceux-ci ont été rapportés de manière anecdotique depuis quelque 2 000 ans.6 Par exemple, le phénomène « super El Niño » de 1997-1998 a entraîné une élévation des températures à l’échelle globale .7 Plus précisément, les températures océaniques dans le Pacifique équatorial ont augmenté en moyenne de 2 à 4 °C au-dessus de la normale, certaines régions ayant connu des hausses dépassant 2,5 °C par rapport à la moyenne à long terme. Ce réchauffement a eu un impact significatif sur les températures globales en raison de la redistribution de la chaleur par la circulation atmosphérique.8 La figure 2 montre comment le super El Niño de 1997-1998 a provoqué une forte hausse des températures océaniques et atmosphériques qui persiste encore aujourd’hui, car la chaleur générée par cet événement ne s’est pas encore entièrement dissipée.

Un deuxième événement super El Niño, survenu en 2015, a ajouté davantage de chaleur aux océans et à l’atmosphère. Selon les données de l’Administration nationale océanique et atmosphérique (NOAA), l’événement El Niño de 2015 a entraîné une hausse de la température de surface de la mer de plus de 2 °C au-dessus de la moyenne, ce qui le classe parmi les plus intenses jamais enregistrés.9 Il a contribué de manière significative à l’apport global de chaleur dans l’océan Pacifique tropical. Cela a contribué à faire de 2015 l’année la plus chaude jamais enregistrée à l’époque, en raison de l’apport substantiel de chaleur généré par ce phénomène El Niño.

En 2023, les températures mondiales ont atteint de nouveaux sommets, ce qui a contribué à faire de cette année l’une des plus chaudes jamais enregistrées. Une analyse scientifique a montré qu’une fois de plus, un phénomène El Niño en était le moteur. Les résultats indiquent que le pic de réchauffement de 2023 était principalement causé par le phénomène El Niño–oscillation australe, plutôt que par un réchauffement climatique d’origine humaine.10

Malgré les affirmations récurrentes selon lesquelles le changement climatique d’origine humaine réchauffe les océans, le réchauffement observé au cours du siècle dernier peut être attribué à des événements naturels, tels que le rebond après le petit âge glaciaire et deux phénomènes super El Niño qui ont ajouté de la chaleur aux océans et dont l’effet se dissipe lentement. De plus, comme les océans représentent plus de 70 % de la surface de la Terre, leur réchauffement naturel contribue à la hausse des températures moyennes globales estimées.

Figure 1

Figure 2

Points clés

  • Les militants climatiques et les grands médias affirment souvent que les températures océaniques globales ont considérablement augmenté en raison des changements climatiques, citant les températures record de 2023 pour étayer leurs affirmations.1
  • Les données réelles provenant des satellites montrent cependant que les températures océaniques ne sont pas uniformes, mais qu’elles se répartissent de façon très hétérogène. Les températures océaniques sont influencées par le phénomène El Niño-oscillation australe, qui peut entraîner un renversement de tendance, passant du froid au chaud, en l’espace d’une seule année.2,3
  • Le réchauffement progressif des océans correspond au léger réchauffement attendu à la suite du « Petit Âge glaciaire » qui a pris fin vers 1900.
  • Les épisodes de super El Niño de 1997 et de 2015 ont provoqué une hausse significative de la température mondiale des océans, dont les effets persistent encore aujourd’hui.

Références

  1. Service Copernicus sur les changements climatiques, « Les températures globales de l’air et des océans atteignent de nouveaux sommets », consulté le 2 octobre 2024, https://climate.copernicus.eu/july-2023-global-air-and-ocean-temperatures-reach-new-record-highs
  2. Administration nationale océanique et atmosphérique (NOAA), « Qu’est-ce que le phénomène El Niño–oscillation australe (ENSO) en bref ? », 5 octobre 2014, https://www.climate.gov/news-features/blogs/enso/what-el-ni%C3%B1o%E2%80%93southern-oscillation-enso-nutshell
  3. Agence spatiale européenne, « Températures de surface de la mer en mai 2022 et mai 2023 », 17 mai 2023, https://www.esa.int/ESA_Multimedia/Images/2023/05/Sea-surface_temperatures_May_2022_and_May_2023
  4. NASA Science, « Les capteurs de température surveillent les fluctuations de notre monde aquatique », 23 février 2010, https://science.nasa.gov/earth/water-on-earth/temperature-trackers-watch-waxings-and-wanings-of-our-watery-world
  5. Stephen T. Jackson et John P. Rafferty, « Le petit âge glaciaire », Encyclopedia Britannica, 4 juillet 2024, https://www.britannica.com/science/Little-Ice-Age
  6. Administration nationale océanique et atmosphérique (NOAA), « *L’histoire humaine d’*El Niño », 17 février 2017, https://science.nasa.gov/earth/explore/el-nino/
  7. Administration nationale océanique et atmosphérique (NOAA), « *L’*El Niño de 1997-1998 », révisé le 19 mars 2024, https://repository.library.noaa.gov/view/noaa/13823
  8. Michael J. McPhaden, « Genesis and Evolution of the 1997–98 El Niño », Laboratoire de l’environnement marin du Pacifique, Administration nationale océanique et atmosphérique, Science, vol. 283, p. 950–954, 1999, https://www.pmel.noaa.gov/pubs/outstand/mcph2029/text.shtml
  9. Administration nationale océanique et atmosphérique, « État du climat 2015 : El Niño est venu, a vu et a vaincu », 2 août 2016, https://www.climate.gov/news-features/understanding-climate/2015-state-climate-el-ni%C3%B1o-came-saw-and-conquered
  10. École Rosenstiel de l’Université de Miami, « Une nouvelle étude révèle que l’oscillation australe El Niño a provoqué une flambée des températures en 2023 », » 14 octobre 2023, https://news.miami.edu/rosenstiel/stories/2024/10/el-nino-southern-oscillation-caused-the-spike-in-2023-temperatures-new-study-found.html

Source : Climat en bref, 2e édition, The Heartland Institute. Traduction : Reynald Du Berger et Richard Décarie.

Ce thème tient en deux pages dans le livret, figures et références comprises.

Le livret original (PDF) (anglais, nouvel onglet)