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Ouragans

Aucune hausse

Le nombre d’ouragans suit une légère tendance à la baisse. Le GIEC n’en voit pas davantage non plus.

On n’a pas observé d’augmentation du nombre d’ouragans malgré un réchauffement modéré de la planète. En fait, les données montrent que le nombre d’ouragans suit une tendance légèrement à la baisse depuis 1971.

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Des ouragans dévastateurs se produisaient bien avant l’invention des automobiles et des centrales électriques au charbon, et l’activité réelle des ouragans montre peu, voire aucun, impact du réchauffement climatique.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIÉC) de l’ONU le confirme, en déclarant dans son rapport provisoire de 2018 qu’« il n’existe qu’un faible degré de confiance quant à l’attribution de tout changement détectable dans l’activité des cyclones tropicaux à des influences anthropiques ».1 De même, le 20e et le 21e rapport d’évaluation (AR6) du Groupe de travail 1 du GIÉC indiquaient que « l’identification des tendances passées dans les paramètres des cyclones tropicaux (CT) demeure un défi », une déclaration qui admet en substance que les scientifiques n’ont pas encore identifié de tendance à la hausse solide et mesurable dans les données.2

Les données objectives sur les ouragans et les tempêtes tropicales confirment les conclusions du GIÉC.3 Sur la figure 1, on remarque que la ligne bleue représentant les ouragans affiche une légère tendance à la baisse, tandis que celle des ouragans majeurs, en vert, ne montre aucune tendance.

Un article évalué par des pairs et publié en 2022 dans Nature Climate Change, intitulé « Declining tropical cyclone frequency under global warming » (Baisse de la fréquence des cyclones tropicaux dans le contexte du réchauffement climatique), confirme le déclin récent des ouragans.4

À l’heure actuelle, l’impact des ouragans en Amérique est à son plus bas niveau historique. Les États-Unis ont récemment connu plus d’une décennie (de 2005 à 2017) sans qu’un ouragan majeur — c’est-à-dire un ouragan de catégorie 3 ou plus — ne touche terre. Il s’agit de la plus longue période de ce type de l’histoire.5

Les États-Unis ont également connu récemment le plus petit nombre d’ouragans ayant touché terre au cours d’une période de huit ans de l’histoire, soit de 2009 à 2017.6 De plus, l’État le plus vulnérable aux ouragans, la Floride, a connu en 2016 une période de 11 ans sans qu’aucun ouragan, quelle que soit son intensité, ne touche terre, ce qui constitue la plus longue période de ce genre de l’histoire.7 Le golfe du Mexique a également connu récemment sa plus longue période sans ouragan de l’histoire (2013–2016).

Figure 1

Points clés

  • On n’a pas observé d’augmentation du nombre d’ouragans malgré un réchauffement modéré de la planète. En fait, les données montrent que le nombre d’ouragans suit une tendance légèrement à la baisse depuis 1971.
  • Même le GIÉC est d’accord, ne constatant aucune augmentation de la fréquence ou de la sévérité des ouragans.
  • Récemment, les États-Unis ont connu leur plus longue période de l’histoire, depuis que les relevés ont commencé, sans qu’un ouragan majeur ne frappe le pays, enregistrant également le plus faible nombre total d’ouragans sur une période de huit ans.
  • La Floride, l’État américain le plus exposé aux ouragans, a récemment connu sa plus longue période sans aucun ouragan de toute l’histoire.

Références

  1. Sonia Seneviratne et Neville Nicholls, auteurs principaux coordinateurs, et al., « Changements dans les phénomènes climatiques extrêmes et leurs impacts sur l’environnement physique naturel », chapitre 3, Gérer les risques liés aux événements extrêmes et aux catastrophes pour faire progresser l’adaptation aux changements climatiques (SREX) : Rapport spécial des groupes de travail I et II du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, Cambridge University Press, 2012, https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/03/SRE%20X-Chap3_FINAL-1.pdf
  2. Sonia I. Seneviratne et Xuebin Zhang, auteurs principaux coordinateurs, et al., « Événements météorologiques et climatiques extrêmes dans un climat en évolution », chapitre 11, Changements climatiques 2021 : Les bases scientifiques physiques, contribution du Groupe de travail I au sixième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, Cambridge University Press, août 2021, https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg1/downloads/report/IPCC_AR6_WGI_Chapter_11.pdf
  3. Ryan N. Maue, « Global Tropical Cyclone Activity », Climate Atlas, consulté le 25 mai 2025, http://climatlas.com/tropical/frequency_12months.png
  4. S. S. Chand et al., « Declining Tropical Cyclone Frequency Under Global Warming », Nature Climate Change, 22 juin 2022, https://www.nature.com/articles/s41558-022-01388-4
  5. Doyle Rice, « Les États-Unis connaissent une disette record d’ouragans : Seulement 4 ont frappé le pays en 7 ans », USA Today, 12 juillet 2016, https://www.usatoday.com/story/weather/2016/07/12/ushurricane-drought%20/86990408
  6. Sonia I. Seneviratne et Xuebin Zhang, auteurs principaux coordonnateurs, et al., « Événements météorologiques et climatiques extrêmes dans un climat en mutation ».
  7. École Rosenstiel des sciences marines et atmosphériques de l’Université de Miami, « Le réchauffement planétaire augmente le cisaillement du vent et réduit le nombre d’ouragans, selon un modèle climatique », Science Daily, 18 avril 2007, https://www.sciencedaily.com/releases/2007/04/070417182843.htm

Source : Climat en bref, 2e édition, The Heartland Institute. Traduction : Reynald Du Berger et Richard Décarie.

Ce thème tient en deux pages dans le livret, figures et références comprises.

Le livret original (PDF) (anglais, nouvel onglet)