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Vagues de chaleur aux États-Unis

1936

Les vagues de chaleur étaient bien plus fréquentes et sévères dans les années 1930 qu’aujourd’hui.

Aux États-Unis, au cours des dernières décennies, les données indiquent que les vagues de chaleur ont été bien moins fréquentes et moins sévères qu’elles ne l’étaient dans les années 1930.

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Les vagues de chaleur ont toujours fait partie intégrante du climat américain. Le réchauffement climatique ne mettra pas fin aux vagues de chaleur. Il ne rend pas non plus ces vagues plus fréquentes ou plus sévères. En effet, la part du lion du modeste réchauffement de la Terre se produit en hiver, la nuit et près des pôles.

Comme le montre la figure 1, il n’y a pas eu d’augmentation soutenue des températures maximales quotidiennes depuis au moins 2005, année où l’Administration nationale océanique et atmosphérique (NOAA) a lancé son réseau de stations de mesure de température le plus précis, le Réseau de référence climatique.1,2

De plus, les données de la figure 2 montrent que les longues périodes de températures très élevées étaient bien plus courantes dans les années 1930 qu’elles ne l’ont été au cours de la présente décennie. Par ailleurs, la fréquence et la sévérité des récentes vagues de chaleur restent conformes à la norme historique.

Des données objectives montrent que les records de température les plus élevés jamais enregistrés dans la plupart des États remontent à la première moitié du 20e siècle, soit des décennies avant que l’on ne parle de changement climatique d’origine humaine.3

De plus, le pourcentage annuel de journées très chaudes était légèrement plus élevé au début des années 1900 — plus précisément, les journées où la température dépassait 35 °C et 38°C. On n’observe aucune tendance pour les journées où la température dépasse 40 °C, comme le montre la figure 3.4

Les données indiquent que la fréquence des journées à 35 °C sur la période 1961-2020 était d’environ 18 % inférieure à celle observée au cours de la période de 60 ans allant de 1901 à 1960. La conclusion qui se dégage de ces données est que les vagues de chaleur aux États-Unis ne connaissent pas d’augmentation de fréquence ni de sévérité.

Figure 1

Figure 2

Figure 3

Points clés

  • Aux États-Unis, au cours des dernières décennies, les données indiquent que les vagues de chaleur ont été bien moins fréquentes et moins sévères qu’elles ne l’étaient dans les années 1930.
  • Les records de température les plus élevés jamais enregistrés dans la plupart des États remontent à la première moitié du 20e siècle.
  • Le réseau national de stations de mesure de la température le plus précis, mis en place en 2005, ne montre aucune augmentation soutenue des températures maximales quotidiennes aux États-Unis depuis au moins 2005.

Références

  1. Centres nationaux d’information environnementale, « Réseau de référence climatique des États-Unis », Administration nationale de l’atmosphère et des océans, consulté le 17 août 2021, https://www.ncdc.noaa.gov/crn
  2. Centres nationaux d’information environnementale, « Température maximale à la surface, de janvier 2005 à juillet 2025 », Administration nationale océanique et atmosphérique, consulté le 2 août 2025, https://www.ncei.noaa.gov/access/monitoring/national-temperature-index/time-series/anom-tmax/1/0
  3. Patrick Michaels, « De nouvelles données météorologiques révèlent que les années 1930 ont connu des conditions météorologiques extrêmes bien pires qu’aujourd’hui », World Climate Report, republié sur WattsUpWithThat.com, le 14 juillet 2012, https://bit.ly/3k8OIIN
  4. Nombre moyen annuel de jours où la température maximale quotidienne a atteint ≥95°, ≥100° et ≥105° dans 828 stations à long terme du réseau USHCN de la NOAA, disposant d’au moins 100 ans de relevés quotidiens de température entre 1895 et 2023 ; graphique réalisé par Chris Martz à partir des données de la NOAA, https://www.ncei.noaa.gov/pub/data/ushcn/v2.5/, publié le 4 mars 2025, https://x.com/ChrisMartzWX/status/1897067861656379670

Source : Climat en bref, 2e édition, The Heartland Institute. Traduction : Reynald Du Berger et Richard Décarie.

Ce thème tient en deux pages dans le livret, figures et références comprises.

Le livret original (PDF) (anglais, nouvel onglet)