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La Grande Barrière de Corail (GBC)

36 ans

En 2022, la couverture corallienne de la Grande Barrière a atteint son plus haut niveau en 36 ans de relevés.

En 2022, la couverture corallienne de la Grande Barrière de corail a atteint son niveau le plus élevé jamais enregistré en 36 ans de relevés systématiques menés par l’Institut australien des sciences marines (AIMS), battant ainsi le record établi l’année précédente.

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Le corail existe depuis 60 M d’années, ayant survécu à des températures et à des niveaux de dioxyde de carbone nettement plus élevés qu’aujourd’hui.1

Des preuves scientifiques objectives réfutent les affirmations avancées ces dernières décennies selon lesquelles le réchauffement des océans et le blanchissement des coraux entraîneraient un déclin de la Grande Barrière de Corail (GBC). Depuis plus d’une décennie, les scientifiques et les médias nous avertissent que la GBC aurait aujourd’hui presque disparu en raison des changements climatiques.2 Cette affirmation reposait sur une seule étude scientifique publiée en 2012, qui analysait la perte de corail de la GBC sur une période de 27 ans.3 Les chercheurs attribuaient principalement ce déclin au blanchissement des coraux en réaction au réchauffement des eaux et aux cyclones tropicaux, suggérant que ces deux phénomènes sont exacerbés par les changements climatiques et le déclin de la GBC .

Un rapport de 2021 de l’Institut australien des sciences marines (AIMS) a montré que la quantité de corail touchée par les récents épisodes de blanchissement — qui était estimée à 93 % — était en réalité bien inférieure à ce qu’avaient rapporté les chercheurs et les médias. De plus, de la même façon que cela s’est produit dans les récifs coralliens du monde entier ayant subi un blanchissement, la plupart des coraux de la Grande Barrière de corail se sont rétablis.

En 2021, l’AIMS a signalé que 22 % de la Grande Barrière de corail avait subi un blanchissement. L’AIMS a également constaté que plus de 75 % des coraux blanchis s’étaient rétablis. L’AIMS a écrit : « Après une série de perturbations graves et généralisées au cours de la dernière décennie, la Grande Barrière de corail se trouve actuellement dans une phase de rétablissement, avec une couverture corallienne en hausse dans les trois régions. »4

Le rapport de l’AIMS de 2022 sur la GBC portait d’autres bonnes nouvelles5:

« La reprise continue des coraux atteint des sommets inégalés depuis 36 ans sur les deux tiers de la Grande Barrière de corail. »

Comme le montre la figure 1, les données de 2022 indiquent que l’augmentation de la couverture corallienne dans la GBC depuis 2019 a été spectaculaire.

Au cours des 36 dernières années de surveillance, les récifs coralliens de la Grande Barrière de corail ont démontré leur capacité à se rétablir après des perturbations telles que les tempêtes tropicales et les épisodes de blanchissement des coraux. En 2022, ce rétablissement généralisé a conduit à la couverture corallienne la plus élevée jamais enregistrée dans les régions nord et centrale de la GBC, en grande partie grâce à l’augmentation des coraux Acropora à croissance rapide, qui constituent le groupe dominant de coraux sur la Grande Barrière de corail.6

Les données montrent que les coraux de la GBC sont florissants et en expansion, tout comme d’autres récifs coralliens à travers le monde, ce qui prouve clairement que le changement climatique n’est pas à l’origine de leur déclin.

Figure 1

Points clés

  • En 2022, la couverture corallienne de la Grande Barrière de corail a atteint son niveau le plus élevé jamais enregistré en 36 ans de relevés systématiques menés par l’Institut australien des sciences marines (AIMS), battant ainsi le record établi l’année précédente.
  • L’étude menée par l’AIMS sur la Grande Barrière de corail a révélé qu’entre août 2021 et mai 2022, la couverture moyenne en corail dur dans la partie supérieure et les zones centrales du récif a augmenté d’environ un tiers.
  • Le corail a toujours existé depuis 60 M d’années, ayant survécu à des températures et à des niveaux de dioxyde de carbone nettement plus élevés qu’aujourd’hui.

Références

  1. United States Geological Survey, Coral Reef Project, « What Is a Reef? », consulté le 27 septembre 2023, https://www.usgs.gov/centers/pcmsc/coral-reef-facts
  2. Nicky Phillips, « Great Reef Catastrophe », Sydney Morning Herald, 2 octobre 2012, https://www.smh.com.au/environment/conservation/great-reef-catastrophe-20121002-26vzq.html
  3. Glenn De’ath et al., « The 27–Year Decline of Coral Cover on the Great Barrier Reef and Its Causes », Proceedings of the National Academy of Sciences, 1er octobre 2012, https://doi.org/10.1073/pnas.1208909109
  4. Institut australien des sciences marines, Programme de surveillance à long terme – Rapport sommaire annuel sur l’état des récifs coralliens, 2020-2021, https://www.aims.gov.au/reef-monitoring/gbr-condition-summary-2020-2021
  5. Institut australien des sciences marines, Programme de surveillance à long terme – Rapport sommaire annuel sur l’état des récifs coralliens, 2021-22, https://www.aims.gov.au/monitoring-great-barrier-reef/gbr-condition-summary-2021-22
  6. Andrew Bruckner, « Rebirth of the Reef », Living Oceans Foundation, 13 septembre 2014, https://www.livingoceansfoundation.org/acropora-rebirth-of-the-great-barrier-reef/

Source : Climat en bref, 2e édition, The Heartland Institute. Traduction : Reynald Du Berger et Richard Décarie.

Ce thème tient en deux pages dans le livret, figures et références comprises.

Le livret original (PDF) (anglais, nouvel onglet)