Aller au contenu

Impact du soleil sur le changement climatique

Le Soleil

Les variations du rayonnement solaire ont toujours été le premier moteur du climat terrestre.

Les mesures scientifiques montrent que le rayonnement thermique et l’énergie émise par le Soleil varient au fil du temps.

Lire le thème en détail

La production de chaleur et d’énergie du Soleil varie au fil du temps plutôt que d’être constante ou stable.1 Les scientifiques ont pu reconstituer la production de chaleur du Soleil en remontant plusieurs centaines d’années en arrière. Les données montrent que les changements des températures mondiales ont suivi presque parfaitement les variations de la production de chaleur du Soleil au cours des dernières centaines d’années, y compris pendant notre période actuelle de réchauffement modéré.

À la figure 1, les scientifiques ont reconstitué les variations de la production d’énergie du Soleil en remontant jusqu’en 1600. Ces données, publiées dans la revue à comité de lecture Geophysical Research Letters, montrent que le rayonnement solaire a atteint son niveau le plus bas au cours des années 1600, a connu une forte augmentation au cours des années 1700, s’est stabilisé au cours des années 1800, puis a connu une autre forte augmentation au cours des années 1900.2

Dans l’image du bas de la figure 2, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIÉC) a publié l’historique des températures terrestres pour la même période que celle couverte par le graphique au-dessus. Selon le GIÉC, les variations de la température de la Terre depuis le 17e siècle correspondent presque parfaitement aux variations de l’énergie solaire tout au long de cette période, y compris la période actuelle de réchauffement récent.3

À la figure 3, des scientifiques ont comparé les variations de l’énergie solaire, celles des niveaux de dioxyde de carbone atmosphérique et celles des températures de l’hémisphère nord (qui sont similaires aux variations des températures globales). Le graphique du haut montre les températures au cours des 100 dernières années et plus, qui reflètent presque parfaitement les variations du rayonnement solaire. Le graphique du bas montre que les températures ne présentent qu’une corrélation minime, voire nulle, avec les variations des concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère terrestre.4

Les températures globales ayant, au cours de nombreux siècles, reflété les variations du rayonnement solaire, il n’est pas surprenant que cette même corrélation se poursuive également ces dernières années.

Non seulement une augmentation de la production d’énergie solaire entraîne-t-elle une hausse directe du réchauffement de la Terre, mais des scientifiques ont présenté des preuves indiquant qu’un rendement énergétique solaire plus élevé augmente le vent solaire, ce qui réduit indirectement la couverture nuageuse de la Terre. Une couverture nuageuse moindre fait en sorte qu’une plus grande quantité de rayonnement solaire atteint la surface de la Terre, ce qui amplifie l’impact de l’augmentation directe de la température terrestre résultant d’une hausse dans l'apport énergétique du Soleil. D’autres scientifiques ont présenté des preuves expérimentales démontrant que l’activité solaire influence le volume des rayons cosmiques pénétrant dans l’atmosphère, ce qui a également un impact sur la formation des nuages.5

Figure 1

Figure 2

Figure 3

Points clés

  • Les mesures scientifiques montrent que le rayonnement thermique et l’énergie émise par le Soleil varient au fil du temps.
  • Les variations du rayonnement thermique et de l’énergie émise par le Soleil constituent depuis longtemps le principal facteur à l’origine du changement climatique sur Terre.
  • Une augmentation substantielle du rayonnement solaire au cours du 20e siècle explique probablement une grande partie, voire la majeure partie, du réchauffement récent.

Références

  1. Rebecca Lindsey et Robert Simmon, « Under a Variable Sun », Observatoire de la Terre de la NASA, 4 août 2003, https://earthobservatory.nasa.gov/features/VariableSun
  2. Judith Lean, « Evolution of the Sun’s Spectral Irradiance Since the Maunder Minimum », Geophysical Research Letters, vol. 27, no 16, août 2000, https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1029/2000GL000043
  3. Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat de l’ONU, Premier rapport d’évaluation, chapitre 7, p. 202, consulté le 13 février 2024, https://archive.ipcc.ch/ipccreports/far/wg_I/ipcc_far_wg_I_chapter_07.pdf
  4. Willie Soon et David R. Legates, « Modulation par le rayonnement solaire des gradients de température entre l’équateur et les pôles (Arctique) : Preuves empiriques de la variation climatique à l’échelle multidécennale », Journal of Atmospheric and Solar-Terrestrial Physics, vol. 93, février 201 3, p. 45–56, https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S136468261200288X ; Craig Idso et al., Climate Change Reconsidered II: Physical Science, p. 247–348, consulté le 13 février 2024, http://weather.missouri.edu/gcc/10-17-2013_ccr-ii_entire_book.pdf
  5. Henrik Svensmark et al., « Atmospheric Ionization and Cloud Radiative Forcing », Scientific Reports, vol. 11, no. 19668, 2021, https://www.nature.com/articles/s41598-021-99033-1 ; Eigil Friis-Christensen et Henrik Svensmark, « What Do We Really Know About the Sun–Climate Connection? » » Advances in Space Research, vol. 20, numéros 4–5, 1997, p. 913–921, https://citeseerx.ist.psu.edu/document?repid=rep1&type=pdf&doi=42c1443477fb6e34fff63442381560f9d433af7c

Source : Climat en bref, 2e édition, The Heartland Institute. Traduction : Reynald Du Berger et Richard Décarie.

Ce thème tient en deux pages dans le livret, figures et références comprises.

Le livret original (PDF) (anglais, nouvel onglet)