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Saturation du dioxyde de carbone dans l’atmosphère

99 %

Le CO2 a déjà atteint 99 % de sa capacité d’absorption de chaleur. En ajouter change peu.

Le CO₂ peut absorber le rayonnement à ondes longues, ce qui se traduit par une rétention de chaleur uniquement dans certaines parties du spectre atmosphérique et en quantités limitées.

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Il existe de nombreux gaz à effet de serre dans l’atmosphère terrestre, parmi lesquels la vapeur d’eau est de loin le plus répandu et le plus puissant. Le dioxyde de carbone (CO₂) est un gaz à l’état de trace qui ne représente que quatre parties par 10 000 de l’atmosphère terrestre, contre trois parties par 10 000 il y a un siècle. La capacité du CO₂ à « piéger » la chaleur est limitée et atteint 99 % de son potentiel à quatre parties par 10 000. Des recherches récentes suggèrent que le CO₂ est déjà entièrement ou presque saturé, et que tout CO₂ supplémentaire n’aurait qu’un effet minime aux niveaux actuels. 1 Par conséquent, s’inquiéter de la construction de nouvelles centrales au charbon ou au gaz naturel, ou de toute autre source de nouvelles émissions de CO₂, est inutile d’un point de vue climatique.

Le graphique de la figure 1 a été réalisé par Will Happer, professeur émérite à l’Université de Princeton, et Richard Lindzen, professeur émérite au Massachusetts Institute of Technology. Happer et Lindzen sont très probablement les deux physiciens de l’atmosphère les plus experts au monde. Le graphique illustre comment le CO₂ a déjà atteint son potentiel total de piégeage de la chaleur.2

La ligne bleue, à la courbe régulière, représente la quantité de chaleur qui serait réémise vers l’espace si l’atmosphère terrestre ne contenait aucun gaz à effet de serre. La ligne noire en dents de scie indique la quantité de chaleur réémise vers l’espace compte tenu des concentrations actuelles de gaz à effet de serre. La ligne verte en dents de scie montre la quantité de chaleur et les spectres dans lesquels celle-ci serait réémise vers l’espace s’il n’y avait pas de CO₂ dans l’atmosphère. La ligne rouge en dents de scie indique la quantité de chaleur qui serait réémise vers l’espace si les concentrations de CO₂ doublaient par rapport aux niveaux actuels. La différence entre la ligne noire et la ligne rouge correspond à la quantité de rayonnement supplémentaire qui serait piégée si les concentrations de CO₂ doublaient par rapport aux valeurs actuelles. Comme le montre le graphique, cette différence est infime et n’aurait qu’un impact imperceptible sur les températures globales.

Ce concept est montré de manière plus simple à la figure 2 ci-dessous.3

En bref, l’ajout de CO₂ supplémentaire dans l’atmosphère n’aura pratiquement aucun impact sur les températures globales.

Figure 1

Figure 2

Points clés

  • Le CO₂ peut absorber le rayonnement à ondes longues, ce qui se traduit par une rétention de chaleur uniquement dans certaines parties du spectre atmosphérique et en quantités limitées.
  • Le CO₂ atmosphérique a déjà atteint 99 % de son niveau de saturation potentiel pour l’absorption de chaleur.
  • Une augmentation du CO₂ dans l’atmosphère n’aura pratiquement aucun impact sur les températures futures, car la saturation en termes d’absorption de chaleur est déjà pratiquement atteinte.
  • Restreindre ou éliminer progressivement les énergies conventionnelles n’aura aucun effet sur les températures globales et est scientifiquement inutile.

Références

  1. William van Wijngaarden et Will Happer, « Dependence of Earth’s Thermal Radiation on Five Most Abundant Greenhouse Gases », Atmospheric and Oceanic Physics, soumis le 4 juin 2020, https://arxiv.org/abs/2006.03098
  2. William Happer et Richard Lindzen, « Commentaire et déclaration sur la règle proposée par la SEC intitulée “Amélioration et normalisation des informations climatiques destinées aux investisseurs”, dossier n° S7-10-22, 87 Fed. Reg. 21334 », 11 avril 2022, https://www.sec.gov/comments/s7-10-22/s71022-20132171-302668.pdf
  3. Richard S. Lindzen et Yong-Sang Choi, « On the Determination of Climate Feedbacks from ERBE Data », Geophysical Research Letters, 26 août 2009, https://doi.org/10.1029/2009GL039628

Source : Climat en bref, 2e édition, The Heartland Institute. Traduction : Reynald Du Berger et Richard Décarie.

Ce thème tient en deux pages dans le livret, figures et références comprises.

Le livret original (PDF) (anglais, nouvel onglet)