Îlots de chaleur urbains
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Les îlots de chaleur urbains gonflent la tendance de température de surface de près de 50 %.
Les îlots de chaleur urbains, qui s’étendent à mesure que les villes s’agrandissent, créent un réchauffement artificiel pour de nombreuses stations de mesure de température à long terme.
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La majorité des mesures de température des stations météorologiques aux États-Unis utilisées pour les registres de température de l’Administration nationale océanique et atmosphérique (NOAA) et de la NASA ont été faussées par l’empiétement de surfaces artificielles telles que le béton, l’asphalte, les bâtiments et les évacuations d’air des climatiseurs. Les effets de ces structures d’origine humaine sont souvent désignés sous le nom d’« îlots de chaleur urbains ». (Les figures1 et 2 montrent comment les mesures de la température ont été faussées par l’urbanisation.)
Les îlots de chaleur urbains font en sorte que les données indiquent des températures plus élevées que celles qui auraient été enregistrées si ces mêmes stations avaient été situées à l’écart des zones urbaines. Certains chercheurs ont constaté que les îlots de chaleur urbains sont responsables de près de la moitié du réchauffement signalé aux États-Unis. Lorsque l’on utilise uniquement des stations de mesure de température non urbaines, des tendances au réchauffement sont toujours présentes dans les données, selon la période examinée, mais elles sont minimes et ne constituent pas une source d’inquiétude.1
Les données de la figure 3 montrent que les mesures de la température qui n’ont pas été faussées par l’effet d’îlot de chaleur urbain indiquent un réchauffement nettement moindre que celles faussées par cet effet.2 Pourtant, malgré ce problème bien connu, les mesures faussées constituent la majorité de celles utilisées pour établir les données officielles sur la température aux États-Unis.3
Il existe également des preuves solides de problèmes de localisation similaires dans d’autres régions du monde, y compris pour de nombreuses stations météorologiques officielles. Cela suggère que les mêmes biais liés à l’îlot de chaleur urbain qui ont affecté les données américaines sont également présents dans les données compilées par d’autres pays. Des chercheurs du Laboratoire national d’Oak Ridge ont confirmé cette théorie dans un important travail publié en 2019.4
La figure 3 montre que les mesures de la température qui n’ont pas été faussées par les effets de l’îlot de chaleur urbain indiquent un réchauffement bien moindre que celles faussées par ces effets.



Points clés
- Les îlots de chaleur urbains, qui s’étendent à mesure que les villes s’agrandissent, créent un réchauffement artificiel pour de nombreuses stations de mesure de température à long terme.
- En moyenne, les îlots de chaleur urbains augmentent la tendance de la température de surface mondiale de près de 50 %.
- Près de 90 % des données des stations de température des États-Unis ont été faussées par les effets de l’urbanisation.
- Près de la moitié du réchauffement signalé aux États-Unis disparaît lorsque l’on ne tient compte que des stations non faussées par les îlots de chaleur.
Références
- Voir Anthony Watts et al., « Une nouvelle étude du réseau climatique américain de la NOAA montre une tendance des températures sur 30 ans plus faible lorsque l’on prend en compte les stations de mesure de la température de haute qualité non affectées par l’urbanisation sont prises en compte », communiqué de presse, Union géophysique américaine, 16 décembre 2015, présentant des extraits d’une présentation donnée devant l’Union géophysique américaine, <https://web.archive.org/web/20160331214630/https://fallmeeting.agu.org/2015/press-item/new-study-of-noaas-u-s-climate-network-shows-a-lower-30-tendance-des-températures-sur-une-année-lorsqu’on-tient-compte-des-stations-météorologiques-de-haute-qualité-non-perturbées-par-l’urbanisation>
- Anthony Watts et al., « Comparaison des tendances de température à l'aide d'un sous-ensemble non perturbé du Réseau climatologique historique des États-Unis », présentation par affiche, Union géophysique américaine, 16 décembre 2015, https://www.webcitation.org/6dr5GTWwa
- Voir Anthony Watts, Les données de température de surface des États-Unis sont-elles fiables ?, The Heartland Institute et SurfaceStations.org, 2009, https://heartland.org/wp-content/uploads/documents/2022_Surface_Station_Report.pdf
- Ronald D. Leeper et al., « Impacts de l’expansion urbaine à petite échelle sur les observations de la température de l’air », Journal of the American Meteorological Society, vol. 58, no 6, 1er juin 2019, https://journals.ametsoc.org/doi/10.1175/JAMC-D-19-0002.1
Source : Climat en bref, 2e édition, The Heartland Institute. Traduction : Reynald Du Berger et Richard Décarie.
Ce thème tient en deux pages dans le livret, figures et références comprises.
Le livret original (PDF) (anglais, nouvel onglet)