Décès liés à la température
10 : 1
Le froid tue près de dix fois plus que la chaleur, selon les données réelles évaluées par les pairs.
La chaleur extrême est souvent identifiée comme la cause la plus importante de décès prématurés attribués au changement climatique.
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Une étude de 2021 publiée dans la prestigieuse revue médicale The Lancet a révélé que le froid contribue chaque année à bien plus de décès que la chaleur et que les décès liés à la température sont en baisse à l’échelle mondiale.1
L’étude indique que la baisse des décès liés au froid a été plus de deux fois supérieure à l’augmentation des décès liés à la chaleur au cours de la période de 20 ans couverte par l’étude.
Cette étude est sans doute la plus vaste du genre à analyser la question des décès. Soixante-huit scientifiques représentant des universités et des instituts de recherche de 33 pays répartis dans toutes les régions du monde ont contribué à cette étude. Leurs recherches ont révélé que, parallèlement au réchauffement modéré de la Terre, les décès causés par des températures « non optimales », qu’il s’agisse de chaleur ou de froid, ont considérablement diminué. Chaque année, près de 600 000 personnes meurent dans le monde à cause de la chaleur, contre 4,5 millions à cause du froid.
Le communiqué de presse de l’Université Monash annonçant l’étude indiquait :
« Il est important de noter que les décès liés au froid ont diminué de 0,51 % entre 2000 et 2019, tandis que les décès liés à la chaleur ont augmenté de 0,21 %, ce qui a entraîné une réduction de la mortalité nette due aux temps froids et chauds. »2 (Voir la figure 1)3
Une autre conclusion essentielle de l’étude publiée dans The Lancet est que les décès liés au froid sont dix fois plus nombreux que ceux liés à la chaleur. (Voir le tableau 1)
En partie grâce à la baisse des temps froids, au cours de la période étudiée, la mortalité liée à la température a considérablement diminué, avec un total de 166 000 décès de moins liés à des températures non optimales.
Cette étude confirme ce que des recherches publiées précédemment dans The Lancet, le Southern Medical Journal, et les National Health Statistics Reports des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) des États-Unis ont systématiquement démontré que c’est le froid, et non la chaleur, qui est la principale cause de mortalité liée à la température.4,5,6
Ces études indiquent également que le léger réchauffement observé au cours du siècle dernier, a réduit la mortalité globale liée aux températures extrêmes. Cette tendance positive devrait se poursuivre si la Terre continue de se réchauffer modérément.


Points clés
- La chaleur extrême est souvent identifiée comme la cause la plus importante de décès prématurés attribués au changement climatique.
- Des recherches évaluées par des pairs, étayées par des données réelles, montrent clairement que les décès liés au froid sont nettement plus nombreux que ceux liés à la chaleur, dans un rapport de près de 10 pour 1.
- Ces mêmes recherches montrent que les décès liés aux températures extrêmes ont considérablement diminué au cours de la récente période de réchauffement modéré.
Références
- Qi Zhao et al., « Global, Regional, and National Burden of Mortality Associated with Non-Optimal Ambient Temperatures from 2000 to 2019: A Three-Stage Modelling Study », The Lancet Planetary Health, juillet 2021, https://doi.org/10.1016/S2542-5196(21)00081-4
- Université Monash, « 5 millions de décès par année causés par des températures anormales liées au climat mondial », EurekAlert, 7 juillet 2012, https://www.eurekalert.org/news-releases/580418
- Bjorn Lomborg, « L’hérésie des décès liés à la chaleur et au froid », Lomborg.com, juillet 2021, https://www.lomborg.com/the-heresy-of-heat-and-cold-deaths
- Antonio Gasparrini et al., « Risque de mortalité attribuable aux températures ambiantes élevées et basses : Une étude observationnelle multinationale », The Lancet, 21 mai 2015, https://www.thelancet.com/pdfs/journals/lancet/PIIS0140-6736(14)62114-0.pdf
- W.R. Keatinge et G.C. Donaldson, « L’impact du réchauffement climatique sur la santé et la mortalité », Southern Medical Journal, Bibliothèque nationale de médecine, https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15586600/
- Timothy Berko et al., « Décès attribués à la chaleur, au froid et à d’autres phénomènes météorologiques aux États-Unis, 2006–2010 », National Health Statistics Reports, Centres pour le contrôle et la prévention des maladies des États-Unis, 30 juillet 2014, https://www.cdc.gov/nchs/data/nhsr/nhsr076.pdf
Source : Climat en bref, 2e édition, The Heartland Institute. Traduction : Reynald Du Berger et Richard Décarie.
Ce thème tient en deux pages dans le livret, figures et références comprises.
Le livret original (PDF) (anglais, nouvel onglet)