Cyclones tropicaux mondiaux
−13 %
Le nombre de cyclones tropicaux a baissé de 13 % entre 1850 et 2012. Leur énergie n’augmente pas.
Les cyclones tropicaux, également appelés typhons et ouragans, existent depuis des millénaires.
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Les cyclones tropicaux dévastateurs étaient courants dans les régions côtières et les îles du monde entier bien avant l’avènement des hydrocarbures.1 Les données réelles actuelles suggèrent que le réchauffement planétaire, également appelé « changement climatique », n’a que peu ou pas d’effet sur la fréquence ou l’intensité des cyclones tropicaux.
Le rapport provisoire de 2018 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIÉC) de 2018 indique qu’il n’y a « qu’un faible degré de confiance quant à l’attribution de tout changement détectable dans l’activité des cyclones tropicaux à des influences anthropiques ».2 Dans son rapport AR6 du Groupe de travail 1 (GT1), publié en août 2021, le GIÉC a noté que « l’identification des tendances passées dans les paramètres des cyclones tropicaux (CT) demeure un défi », une déclaration qui admet essentiellement que les scientifiques n’ont pas encore identifié de tendance à la hausse solide et mesurable dans les données. 3
Les conclusions du GIÉC sont étayées par des données objectives sur les tempêtes tropicales. (Voir les figures1 et 2)4, 5
La quantité totale d’énergie contenue dans les cyclones tropicaux, connue sous le nom d’énergie cyclonique accumulée (accumulated cyclone energy, ACE), est également mesurée depuis 1972, et comme le montre la figure 2, on ne constate aucune augmentation évidente de l’ACE. En fait, la valeur de l’ACE est plus faible en 2022 qu’elle ne l’était en 1972. Ces données suggèrent que les cyclones tropicaux ne sont pas devenus plus puissants depuis que la Terre a commencé à se réchauffer légèrement à la fin du 19e siècle.
De nombreuses autres études suggèrent qu’au cours des 100 dernières années, la fréquence et la sévérité des cyclones tropicaux ont diminué ; un rapport fait notamment état d’une baisse de 13 % du nombre de cyclones tropicaux entre 1850 et 2012.6, 7, 8
Des recherches publiées par l’Université de Miami indiquent que l’augmentation du cisaillement du vent a atténué la formation et la puissance des ouragans, ainsi que leur capacité à maintenir leur cohésion, ce qui explique pourquoi les tendances relatives aux cyclones tropicaux sont à la baisse.9


Points clés
- Les cyclones tropicaux, également appelés typhons et ouragans, existent depuis des millénaires.
- On n’observe aucune augmentation du nombre ou de la sévérité des cyclones tropicaux depuis au moins 1972, alors que la planète s’est légèrement réchauffée, et certaines données suggèrent que la fréquence des cyclones tropicaux a en fait diminué au cours du siècle dernier.
- Même le GIÉC partage cet avis, constatant qu’il ne détecte aucune augmentation de la fréquence ou de la sévérité des cyclones tropicaux.
Références
- Michael Burn et Suzanne Palmer, « Atlantic Hurricane Activity During the Last Millennium », Scientific Reports, vol. 5, numéro 12838, 2015, https://doi.org/10.1038/srep12838
- Sonia Seneviratne et Neville Nicholls, auteurs principaux coordonnateurs, et al., « Changements dans les phénomènes climatiques extrêmes et leurs impacts sur l’environnement physique naturel », chapitre 3, Gérer les risques liés aux événements extrêmes et aux catastrophes pour faire progresser l’adaptation aux changements climatiques (SREX) : Rapport spécial des groupes de travail I et II du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, Cambridge University Press, 2012, https:// www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/03/SREX-Chap3_FINAL-1.pdf
- Sonia Seneviratne et Xuebin Zhang, auteurs principaux coordonnateurs, et al., « Événements météorologiques et climatiques extrêmes dans un climat en évolution », chapitre 11, Changements climatiques 2021 : Les bases scientifiques physiques, contribution du Groupe de travail I au sixième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, Cambridge University Press, sous presse, août 2021, https: //www.ipcc.ch/report/ar6/wg1/downloads/report/IPCC_AR6_WGI_Chapter_11.pdf
- Ryan N. Maue, « Activité cyclonique tropicale mondiale », Climate Atlas, https://climatlas.com/tropical/global_major_freq.png
- Ryan N. Maue, « Global Tropical Cyclone Activity ».
- M. Amoretti et al., « Declining Tropical Cyclone Frequency Under Global Warming », Nature Climate Change, vol. 12, p. 655–661, 2022, https://doi.org/10.1038/s41558-022-01388-4
- Agence météorologique du Japon, « Nombre de typhons : chiffres confirmés jusqu’en 2022 et chiffres préliminaires pour 2023 », consulté le 25 avril 2023, https:// www.data.jma.go.jp/fcd/yoho/typhoon/statistics/generation/generation.html
- Philip J. Klotzbach et al., « Tendances de l’activité cyclonique tropicale mondiale : 1990–2021 », Geophysical Research Letters, 14 mars 2022, https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1029/2021GL095774
- École Rosenstiel des sciences marines et atmosphériques de l’Université de Miami, « Le réchauffement climatique augmente le cisaillement du vent et réduit le nombre de cyclones tropicaux, selon un modèle climatique », Science Daily, 18 avril 2007, https://www.sciencedaily.com/releases/2007/04/070417182843.htm
Source : Climat en bref, 2e édition, The Heartland Institute. Traduction : Reynald Du Berger et Richard Décarie.
Ce thème tient en deux pages dans le livret, figures et références comprises.
Le livret original (PDF) (anglais, nouvel onglet)