Courants océaniques
Gulf Stream
Les courants océaniques ne ralentissent pas au rythme catastrophique annoncé par les modèles.
Pendant de nombreuses années, les militants du réchauffement climatique ont affirmé que les changements climatiques entraîneraient bientôt un ralentissement des courants océaniques à un rythme qui n’avait pas été observé depuis 1 600 ans.
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Les courants océaniques répartissent la chaleur à travers le globe. Ce grand système de circulation océanique déplace l’eau selon un schéma bien connu, appelé « circulation méridienne de retournement de l’Atlantique » (AMOC), comme le montre la figure 1.1
Depuis de nombreuses années, certains scientifiques et militants climatiques affirment que les courants océaniques mondiaux ralentissent et que le réchauffement climatique en est la cause. Ils ont cité des simulations de modèles informatiques qui prédisaient et reproduisaient un ralentissement dû à une augmentation prévue de l’eau douce causée par la fonte de l’Arctique.2 Selon eux, un ralentissement des courants océaniques modifierait les régimes pluviométriques en Afrique et en Inde et auraient des répercussions sur les ouragans de l’Atlantique. De plus, en 2019, des articles d’opinion et des études ont affirmé que les courants océaniques avaient atteint leur rythme le plus lent depuis 1 600 ans.3,4
Cependant, d’autres recherches scientifiques récentes, s’appuyant sur des mesures réelles, suggèrent que les courants océaniques se sont probablement accélérés au cours des dernières décennies, précisément pendant la période où les militants climatiques affirmaient que le réchauffement climatique était à l’origine de leur ralentissement.5 Il semble que les scientifiques ne parviennent pas à s’entendre sur la question de savoir si les courants océaniques s’accélèrent ou ralentissent. Quoi qu’il en soit, les médias affirment que l’activité humaine est à l’origine de ce changement, minimisant ainsi la variabilité naturelle du système climatique terrestre qui a historiquement entraîné des modifications des courants océaniques. Les militants du réchauffement climatique ne peuvent pas jouer sur les deux tableaux. Les courants océaniques ne peuvent pas à la fois ralentir jusqu’à des niveaux historiquement bas au cours des 20 dernières années et s’accélérer en même temps.
Que les courants océaniques ralentissent ou s’accélèrent, les militants du changement climatique attribuent cette prétendue tendance aux émissions humaines de gaz à effet de serre et, s’appuyant sur des projections de modèles informatiques, affirment que ces changements mèneront à une catastrophe.6
Un article évalué par des pairs, publié en janvier 2025 dans Nature Communications, complique encore davantage la situation. Les auteurs de cet article ont constaté que l’AMOC n’avait ni ralenti ni accéléré au cours des 60 dernières années.7 Ces résultats signifient que l’AMOC est actuellement plus stable que prévu.
Les militants du réchauffement climatique modifient constamment leur prétendue « crise climatique » qu’ils invoquent pour s’adapter à l’évolution des données scientifiques, plutôt que d’admettre simplement l’évidence : le climat terrestre et les courants océaniques ont régulièrement varié sur de longues périodes et continueront de le faire, en raison de causes naturelles relativement mal comprises. À l’heure actuelle, les courants océaniques semblent stables, et rien n’indique que le changement climatique en cours ait un effet mesurable.

Points clés
- Pendant de nombreuses années, les militants du réchauffement climatique ont affirmé que les changements climatiques entraîneraient bientôt un ralentissement des courants océaniques à un rythme qui n’avait pas été observé depuis 1 600 ans.
- Les militants climatiques affirment que des modèles informatiques avaient prédit ce ralentissement et que celui-ci entraînerait des conséquences désastreuses pour la vie marine. Ils ont également laissé entendre que cela pourrait entraîner une nouvelle « mini » ère glaciaire.
- Une nouvelle étude évaluée par des pairs, publiée en janvier 2025, révèle que le courant océanique crucial connu sous le nom de circulation méridienne de retournement de l’Atlantique (AMOC) n’a pas diminué au cours des 60 dernières années.
Références
- NASA, « Ralentissement du mouvement des océans », 5 juin 2023, https://science.nasa.gov/earth/earth-atmosphere/slowdown-of-the-motion-of-the-ocean/
- Nancy Bazilchuk, « In Deep Water: Will Essential Ocean Currents Be Altered by Climate Change? », Scientific American, 10 décembre 2009, https://www.scientificamerican.com/article/deep-water-ocean-currents-climate
- Aylin Woodward, « Le film “Le Jour d’après” avait prédit une tendance réelle et inquiétante : le système de circulation de l’eau dans l’océan s’affaiblit », Business Insider, 25 mars 2019, https://www.businessinsider.com/day-after-tomorrow-was-right-and-wrong-about-climate-shifts-2019-3
- David Thronalley et al., « Convection anormalement faible dans la mer du Labrador et circulation thermohaline de l’Atlantique au cours des 150 dernières années », Nature, vol. 556, avril 2018, https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29643484/
- Shijian Hu et al., « Accélération en profondeur de la circulation océanique moyenne mondiale au cours des deux dernières décennies », Science Advances, vol. 6, no 6, février 2020, https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32076640
- Stephanie Pappas, « Les courants océaniques s’accélèrent », Live Science, 6 février 2020, https://www.livescience.com/ocean-currents-speeding-up.html
- Julien Terhaar et al., « La circulation thermohaline de l’Atlantique, déduite des flux thermiques air-mer, ne montre aucun ralentissement depuis les années 1960 », Nature Communications, janvier 2025, https://doi.org/10.1038/s41467-024-55297-5
Source : Climat en bref, 2e édition, The Heartland Institute. Traduction : Reynald Du Berger et Richard Décarie.
Ce thème tient en deux pages dans le livret, figures et références comprises.
Le livret original (PDF) (anglais, nouvel onglet)