Les engagements du Canada en matière de zéro émission nette
1880
Zéro net en 2050, c’est ramener les émissions du Canada au niveau de 1880. Personne n’a présenté la facture.
De la cible de Paris (−30 % d’ici 2030) à la Loi de 2021 qui inscrit le « zéro émission nette d’ici 2050 » dans la législation, le Canada a sans cesse relevé la barre, sans jamais en présenter la facture.
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L’engagement international initial du Canada pour la période 2015-2021 était de 2,65 milliards de dollars de financement climatique. Ce montant a été atteint et, en juin 2021, l’engagement a été porté à 5,3 milliards de dollars pour la période 2021-2026.7
En juin 2021, par la Loi sur la responsabilisation en matière de zéro émission nette, le Canada a rejoint plusieurs autres pays en s’engageant à aller au-delà de ses promesses de l’Accord de Paris pour faire du zéro émission nette d’ici 2050 un objectif contraignant inscrit dans la loi. Le gouvernement fédéral définit l’atteinte des émissions nettes nulles comme l’absence d’émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, ou leur compensation. Parmi les moyens envisagés : remplacer l’énergie fossile par des énergies renouvelables comme les éoliennes industrielles et les panneaux solaires photovoltaïques; plafonner les émissions du pétrole et du gaz; planter des arbres; déployer les technologies de captage, d’utilisation et de stockage du carbone (CUSC); et acheter des crédits d’émissions négociables provenant d’autres pays.
Le gouvernement libéral a fortement promu le zéro émission nette comme moyen de réduire considérablement les émissions de CO2 afin d’éviter les pires impacts du changement climatique, tout en créant une économie « propre ».8 Sa décision de nommer Mark Carney, ancien envoyé spécial de l’ONU pour l’action climatique, comme conseiller spécial indiquait un engagement résolu dans l’agenda climatique des Nations Unies et du Forum économique mondial, ainsi que de tous leurs partenaires corporatifs.9
Points clés
- L’engagement initial du Canada dans le cadre de l’Accord de Paris était une réduction de 30 % par rapport aux niveaux d’équivalent CO2 de 2005 (0,739 Gt), pour atteindre 0,517 Gt d’ici 2030, en s’accordant avec d’autres nations développées pour soumettre volontairement des plans quinquennaux de réduction.
- Le Canada a également accepté de soutenir financièrement les pays en développement pour atténuer le changement climatique, renforcer leur résilience et améliorer leur capacité d’adaptation.
- L’Accord de Paris a été jugé insuffisant et a évolué vers l’objectif du « zéro émission nette d’ici 2050 », inscrit dans la loi canadienne en 2021.
Et pour le Québec ?
Le Québec a sa propre version de ces engagements : un marché du carbone lié à la Californie, une loi de 2022 qui interdit toute production d’hydrocarbures et des cibles sectorielles qui ne font l’objet d’aucune évaluation coûts-avantages. Nous proposons un plan de sortie dans Six premières étapes pour sortir du « Zéro Net ».
Références
- L’engagement du Canada de 2,65 milliards de dollars en matière de financement climatique international, Gouvernement du Canada, https://www.canada.ca/fr/services/environnement/meteo/changementsclimatiques/mesures-internationales-canada/financement-changement-climatiques/engagement.html
- La carboneutralité d’ici 2050, Gouvernement du Canada, https://www.canada.ca/fr/services/environnement/meteo/changementsclimatiques/plan-climatique/carboneutralite-2050.html
- Forum économique mondial (WEF), liste des partenaires stratégiques, https://www.weforum.org/partners/#search
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