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Paludisme et maladies transmises par les moustiques

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Les décès dus au paludisme ont été réduits de moitié depuis 2000, malgré le réchauffement.

Le nombre de décès dus au paludisme à l’échelle mondiale a diminué et non augmenté au cours des dernières décennies, malgré un réchauffement climatique modéré.

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Les affirmations selon lesquelles la hausse des températures entraînera davantage de cas de paludisme et de décès sont contredites par les données concrètes. Alors que la Terre se réchauffe, les cas de paludisme et les décès liés à cette maladie sont en baisse partout dans le monde. Si le réchauffement climatique entraînait davantage de cas de paludisme, nous aurions certainement dû constater davantage de cas et de décès à ce jour.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) publie des estimés globaux du nombre de personnes qui meurent du paludisme. Selon l’OMS, le nombre mondial de décès dus au paludisme a été réduit de près de la moitié – passant de 839 000 décès en 2000 à 438 000 en 2015.1 L’Afrique est la région du monde la plus touchée par le paludisme, puisque neuf victimes du paludisme sur dix y vivent. Comme le montre la figure 1, l’Afrique est également la région qui a réalisé le plus de progrès dans la prévention des décès dus au paludisme. Cependant, depuis 2015, les progrès ont ralenti. Le nombre de décès a en fait augmenté en 2020 en raison des perturbations causées par la pandémie de la COVID-19.

Comme le détaille le chapitre quatre de Climate Change Reconsidered II: Fossil Fuels, l’abondante littérature scientifique réfute l’affirmation des militants du climat selon laquelle les changements climatiques sont susceptibles d’exacerber la propagation des maladies transmises par les moustiques 2. De plus, comme le montre la figure 2, l’Australie, l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Amérique du Sud et le Royaume-Uni n’ont signalé aucun décès dû au paludisme entre 1990 et 2017.3

Même si les médias continuent de tirer la fausse alarme, des recherches évaluées par des pairs démontrent qu’il n’existe tout simplement aucun lien entre les maladies transmises par les moustiques et un réchauffement climatique modéré.4,5

Figure 1

Figure 2

Points clés

  • Le nombre de décès dus au paludisme à l’échelle mondiale a diminué et non augmenté au cours des dernières décennies, malgré un réchauffement climatique modéré.
  • Le nombre de décès dus au paludisme dans le monde a été réduit de moitié depuis 2000.
  • Aucun décès dû au paludisme n’a été enregistré en Amérique du Nord ou en Europe depuis 1990, alors que ces décès étaient fréquents sur ces deux continents au début des années 1900.
  • Si le réchauffement climatique entraînait une recrudescence des maladies transmises par les moustiques, dont le paludisme est la plus répandue, le monde aurait déjà dû constater une augmentation substantielle des cas de maladie et des décès dus au paludisme et à d’autres maladies transmises par les moustiques, et non une baisse spectaculaire.

Références

  1. Max Roser et Hannah Ritchie, « Malaria », Our World in Data, dernière mise à jour en février 2024, https://ourworldindata.org/malaria
  2. Roger Bezdek, Craig Idso, David Legates et S. Fred Singer, auteurs principaux, Climate Change Reconsidered II : Fossil Fuels, Nongovernmental International Panel on Climate Change, Arlington Heights, IL, 2018, ISBN 978-1-934791-59 -2, http://climatechangereconsidered.org/climate-change-reconsidered-ii-fossil-fuels/
  3. « Taux de mortalité lié au paludisme », Our World in Data, consulté le 29 mai 2025, https://ourworldindata.org/grapher/malaria-death-rates
  4. Zoe Corbyn, « Le réchauffement climatique freine le paludisme, mais la transmission des parasites infectieux ralentit avec la hausse des températures, selon des chercheurs », Nature, 21 décembre 2011, https://www.nature.com/news/global-warming-wilts-malaria-1.9695
  5. H. Sterling Burnett, « NPR établit un lien erroné entre les changements climatiques et les maladies », ClimateRealism.com, 28 août 2020, https://climaterealism.com/2020/08/npr-établit-un-lien-erroné-entre-les-changements-climatiques-et-les-maladies

Source : Climat en bref, 2e édition, The Heartland Institute. Traduction : Reynald Du Berger et Richard Décarie.

Ce thème tient en deux pages dans le livret, figures et références comprises.

Le livret original (PDF) (anglais, nouvel onglet)