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Inondations

« Faible »

C’est le degré de confiance du GIEC lui-même quant à un lien entre climat et inondations.

Le GIÉC indique avoir un « faible degré de confiance » quant à l’impact du changement climatique sur les inondations.

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Des épisodes occasionnels de fortes précipitations et des inondations se sont toujours produits et se produiront toujours. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIÉC) de l’ONU indique avoir un « faible degré de confiance » quant à l’impact mesurable du changement climatique sur les inondations. De plus, le GIÉC reconnaît que le changement climatique est tout aussi susceptible d’avoir réduit les inondations que de les avoir rendues plus fréquentes. Lorsque des militants pour le climat pointent du doigt un événement d’inondation particulier et affirment que le changement climatique en est responsable, cette affirmation fait fi des données objectives et des analyses du GIÉC lui-même.

Les prévisions concernant les inondations futures ne sont que cela : des prévisions spéculatives. Ceux qui affirment que les inondations pourraient augmenter à l’avenir le font en contradiction avec les données réelles. De plus, si une augmentation des inondations devait se produire dans un avenir proche, cette augmentation devrait être mise en perspective avec la diminution réelle des épisodes de sécheresse signalée par l’Administration nationale océanique et atmosphérique des États-Unis (NOAA).

Comme le montre la figure 1, la NOAA a constaté une réduction importante des coûts associés aux inondations aux États-Unis au cours du siècle dernier. L’Évaluation nationale du climat 2018 de la NOAA précise : « Le réchauffement d’origine humaine n’a pas été officiellement identifié comme un facteur contribuant à l’augmentation des crues fluviales, et le moment où un changement futur détectable d’origine humaine pourrait se manifester reste incertain. »

Selon une étude sur les répercussions potentielles du changement climatique sur les inondations aux États-Unis et en Europe, publiée dans le Journal of Hydrology, « Le nombre de tendances significatives en matière d’inondations correspondait à peu près au nombre attendu par simple hasard. … Les résultats de cette étude, pour l’Amérique du Nord et l’Europe, fournissent une base plus solide et appuient la conclusion du GIÉC selon laquelle il n’existe pas de preuves convaincantes d’une augmentation des inondations à l’échelle mondiale. »2

De plus, une étude de 2014 intitulée « Risques d’inondation et changement climatique : Perspectives mondiales et régionales »,3 publiée dans le Hydrological Sciences Journal, a examiné les affirmations contenues dans le cinquième rapport d’évaluation du GIÉC et a conclu qu’« à l’heure actuelle, nous n’avons qu’un faible degré de confiance dans les projections numériques concernant les changements de l’ampleur ou de la fréquence des inondations résultant du changement climatique ».4

Figure 1

Points clés

  • Le GIÉC indique avoir un « faible degré de confiance » quant à l’impact du changement climatique sur les inondations.
  • Le GIÉC admet avoir un « faible degré de confiance » quant à l’existence même de « signes » de changement — en d’autres termes, il est tout aussi probable que le changement climatique rende les inondations moins fréquentes et moins graves.1
  • Les études menées sur des rivières et des cours d’eau qui n’ont pas été modifiés par l’activité humaine montrent une augmentation très faible, voire nulle, des événements d’inondation.
  • Les inondations ont toujours eu lieu et continueront de se produire. En l’absence d’augmentation globale de phénomène d'inondation, rien ne justifie d’imputer au changement climatique un événement d’inondation récent, actuel ou à venir.

Références

  1. Sonia I. Seneviratne et Neville Nicholls, auteurs principaux coordonnateurs, et al., « Changements dans les phénomènes climatiques extrêmes et leurs impacts sur l’environnement physique naturel », dans Gérer les risques liés aux événements extrêmes et aux catastrophes pour faire progresser l’adaptation aux changements climatiques : Rapport spécial des groupes de travail I et II du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, Cambridge University Press, 2012, p. 109–230, https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/03/SREX-Chap3_FINAL%20-1.pdf
  2. Glenn A. Hodgkins et al., « Variabilité liée au climat dans la survenue de grandes inondations en Amérique du Nord et en Europe », Journal of Hydrology, vol. 552, septembre 2017, p. 704–717, https://mural.maynoothuniversity.ie/11682/
  3. Zbigniew W. Kundzewicz et al., « Risque d’inondation et changements climatiques : perspectives mondiales et régionales », Hydrological Sciences Journal, vol. 59, no 1, 2014, p. 1–28, https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/02626667.2013.857411
  4. Dennis L. Hartmann, Albert M.G. Klein Tank et Matilde Rusticucci, auteurs principaux coordonnateurs, « Observations : atmosphère et surface : documents supplémentaires », dans Changements climatiques 2013 : Les bases scientifiques physiques, Contribution du Groupe de travail I au cinquième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, Cambridge University Press, 2013, p. 2SM-1 à 2SM-26, http://www.climatechange2013.org/images/report/WG1AR5_Ch02SM_FINAL.pdf

Source : Climat en bref, 2e édition, The Heartland Institute. Traduction : Reynald Du Berger et Richard Décarie.

Ce thème tient en deux pages dans le livret, figures et références comprises.

Le livret original (PDF) (anglais, nouvel onglet)