Aller au contenu

Consensus

Pas un vote

La science n’est pas un vote à main levée. Le « consensus » est un mot politique.

La vérité scientifique est déterminée par des faits et des preuves, et non par un vote à main levée. Le « consensus » est un terme politique, et non scientifique. Historiquement, les positions consensuelles en science se sont souvent révélées erronées.

Lire le thème en détail

La science repose sur une évaluation objective des preuves, et non sur un vote ou un lever de main. Or, même si l’on acceptait la prémisse erronée selon laquelle le « consensus scientifique » est important, le consensus sur le changement climatique est nettement moins large que ne le prétendent les médias grand public et les alarmistes climatiques. En effet, plusieurs sondages menés auprès d’experts en climatologie au sein de la communauté scientifique indiquent que, si la plupart des scientifiques s’accordent à dire que les humains sont responsables d’un certain réchauffement, il y a nettement moins de consensus quant au degré de responsabilité humaine et à la question de savoir si ce réchauffement est préoccupant.

Par exemple, un sondage mené par l’Université Fairleigh Dickenson en 2022 a révélé qu’un peu plus de la moitié (59 %) des répondants s’attendent à ce que le changement climatique cause des « dommages importants ».1 L’enquête ne visait que des professionnels et des universitaires titulaires d’au moins un baccalauréat dans les domaines de la météorologie, climatologie, de la physique, de la géologie et de l’hydrologie. Parmi les répondants les plus expérimentés — ceux âgés de plus de 50 ans —, moins de la moitié (44 %) croient que les changements climatiques détérioreront considérablement les conditions de vie des humains. On est loin d’un consensus.

D’autres sondages indiquent des divergences similaires parmi les scientifiques, de nombreux membres ordinaires d’organisations telles que l’American Meteorological Society (AMS) exprimant l’absence de consensus quant à l’ampleur de la contribution des activités humaines au réchauffement climatique.2

Pourtant, la direction de l’AMS a publié des déclarations affirmant que les humains sont à l’origine d’une crise climatique. Les prises de position émises par des organisations scientifiques telles que l’AMS, ne reflètent souvent que les opinions de leurs directions politisées, plutôt que celles des scientifiques membres.3

Les affirmations selon lesquelles 97 % des scientifiques croient que les humains sont à l’origine d’un changement climatique catastrophique ont été réfutées par de multiples analyses rigoureuses.4,5,6,7

Enfin, de nombreux scientifiques et organismes scientifiques réputés ont ouvertement et systématiquement rejeté l’idée selon laquelle les humains seraient à l’origine d’une catastrophe liée au changement climatique. Clintel (Climate Intelligence Group) est l’un de ces organismes. Clintel a rédigé une Déclaration mondiale sur le climat,8 qui, entre autres points, affirme que : des facteurs tant naturels qu’anthropiques sont à l’origine du réchauffement ; le réchauffement se produit à un rythme bien plus lent que prévu ; la politique climatique repose sur des modèles climatiques inadéquats et surévalués ; le dioxyde de carbone est un nutriment pour les plantes, la base de toute vie sur Terre ; et le réchauffement planétaire n’a pas entraîné d’augmentation du nombre de décès dus aux catastrophes naturelles.9,10,11

En juillet 2025, au moins 2 000 scientifiques et experts avaient signé cette déclaration, y compris des chercheurs éminents du MIT, de Harvard, de Columbia, de Princeton et de l’Université de Pennsylvanie, ainsi que des chercheurs d’autres établissements universitaires et organismes de recherche réputés à travers le monde.

D’autres « réalistes climatiques » ont occupé le poste de climatologue officiel d’État ou ont travaillé pour d’importantes agences gouvernementales, telles que la NASA et la NOAA. Parmi les nombreux scientifiques influents qui ont remis en question les causes ou les conséquences du prétendu « consensus » sur les changements climatiques, figurent plusieurs géants du monde scientifique du dernier demi-siècle, tels que les lauréats du prix Nobel John F. Clauser et I var Giaever, ainsi que Freeman Dyson, S. Fred Singer, Richard Lindzen, Will Happer et Steven Koonin.12

Points clés

  • La vérité scientifique est déterminée par des faits et des preuves, et non par un vote à main levée. Le « consensus » est un terme politique, et non scientifique. Historiquement, les positions consensuelles en science se sont souvent révélées erronées.
  • La plupart des scientifiques, y compris les climatosceptiques, croient que la Terre se réchauffe et que les humains y jouent un rôle. Cependant, les sondages montrent que de nombreux scientifiques ne sont pas excessivement préoccupés par l’ampleur du réchauffement et ses impacts présumés.
  • L’affirmation selon laquelle 97 % des climatologues croient que les humains provoquent un changement climatique catastrophique est fausse.
  • Le débat central entre les alarmistes et les sceptiques porte sur la question des impacts, et non sur le fait de savoir si les humains provoquent un certain réchauffement. Et de nombreux scientifiques ne croient pas que ces effets seront catastrophiques, ni même nuisibles.

Références

  1. Université Fairleigh Dickinson et The Heartland Institute, « Étude sur les changements climatiques : Rapport de synthèse », octobre 2022, https://heartland.org/wp-content/uploads/documents/FDU-Poll-Climate%20-Scientists-Heartland-Institute-2022.pdf
  2. « *Enquête de 2016 auprès des membres de l’*American Meteorological Society sur les changements climatiques : Résultats préliminaires », Centre pour la communication sur les changements climatiques, Université George Mason, mars 2016, https://climateadvocacylab.org/system/files/AMS_Member_Survey_Report_2016.pdf
  3. James Taylor, « Le comité sur le climat de la NAS ne tient pas la route », Forbes, mis à jour le 24 mai 2011, https://www.forbes.com/sites/jamestaylor/2011/05/18/nas-climate-panel-fails-the-laugh-test
  4. David Legates et al., « Consensus climatique et “désinformation” : Une réplique à l’agnotologie, au consensus scientifique et à l’enseignement et l’apprentissage du changement climatique », Science & Education, 30 août 2013, volume 24, p. 299–318 (2015), https://link.springer.com/article/10.1007/s11191-013-9647-9
  5. Robert P. Murphy, « Le faux argument du “consensus” sur les changements climatiques », Institute for Energy Research, 8 octobre 2019, https://www.instituteforenergyresearch.org/climate-change/the-bogus-consensus-argument-on-climate-change/
  6. Competitive Enterprise Institute, « Demande de rectification en vertu de la Loi sur la qualité de l’information concernant l’affirmation de la NASA selon laquelle 97 % des scientifiques s’entendent sur le réchauffement climatique d’origine humaine », 9 juillet 2019, https://www.nasa.gov/wp-content/uploads/2024/02/rfc-07-19-2019-cei-97-percent-correction.pdf?emrc=3b3096
  7. Ross McKitrick, « Mettre le “con” dans consensus; non seulement il n’y a pas de consensus à 97 % parmi les climatologues, mais beaucoup d’entre eux se méprennent sur les enjeux fondamentaux », Fraser Institute, 1er mai 2015, https://www.fraserinstitute.org/commentary/putting-the-con-in-consensus
  8. Climate Intelligence Group, « Déclaration mondiale sur le climat : Il n’y a pas d’urgence climatique », consulté le 3 août 2025, https://clintel.org/wp-content/uploads/2025/07/WCD-250729.pdf
  9. Paul Voosen, « L’utilisation de modèles climatiques “trop chauds” exagère les répercussions du réchauffement climatique », Science, 4 mai 2022, https://www.science.org/content/article/use-too-hot-climate-models-exaggerates-impacts-global-warming
  10. Valeria Franco Franklin, « La photosynthèse : Le fondement de la vie sur Terre », LabAssociates.com, 20 décembre 2021, https://labassociates.com/photosynthesis-the-basis-of-life-on-earth
  11. Bjorn Lomborg, « Le nombre de décès liés aux catastrophes climatiques a diminué de 99 % par rapport à il y a un siècle », New York Post, 30 avril 2022, https://nypost.com/2022/04/30/deaths%20-in-climate-disasters-declined-99-from-a-century-ago/
  12. Craig D. Idso, Robert M. Carter et S. Fred Singer, Pourquoi les scientifiques ne s’entendent pas sur le réchauffement planétaire, Arlington Heights, IL : The Heartland Institute, 2016, https://heartland.org/wp-content/uploads/2023/09/Why-Scientists-Disagree-Second-Edition-with-covers.pdf

Source : Climat en bref, 2e édition, The Heartland Institute. Traduction : Reynald Du Berger et Richard Décarie.

Ce thème tient en deux pages dans le livret, figures et références comprises.

Le livret original (PDF) (anglais, nouvel onglet)